Entre langue et économie, la Chambre de commerce Cap-Acadie propose des solutions concrètes en réponse au débat linguistique

CAP-ACADIE, N.-B., le 16 janvier 2025 — Le récent débat entourant le service en français dans les entreprises de la région a retenu l’attention publique et médiatique ces derniers jours. La Chambre de commerce Cap-Acadie souhaite clarifier les faits et proposer des perspectives éclairantes sur cette question.

Près de 5 % des entreprises situées dans la région de Cap-Acadie ne sont pas en mesure d’offrir un service bilingue ou, à tout le moins, en français. Ce pourcentage, demeuré stable lors des cinq dernières années, démontre que le français conserve une place forte dans le milieu des affaires local.

Toutefois, il n’est pas sans rappeler que les entreprises font face à des défis croissants liés à la pénurie de main-d’œuvre, particulièrement dans des secteurs spécifiques comme le commerce de détail et la restauration. Comme la main d’œuvre canadienne se fait très rare pour ces emplois, et afin d’assurer les opérations des entreprises, quelques employeurs doivent embaucher des travailleurs anglophones, voire de l’internationale, essentiels au bon fonctionnement de l’économie régionale.

Le CAFi, membre actif de la Chambre, joue un rôle crucial dans le soutien aux familles immigrantes de la région. Bien que cet organisme propose des cercles de conversation en français pour favoriser l’intégration, il ne s’agit pas d’une école de langues. Pour sa part, la Chambre de commerce Cap-Acadie rappelle qu’elle n’a pas le mandat d’imposer des pratiques ou des mesures à ses membres. Son rôle consiste à défendre leurs intérêts et à proposer des solutions systémiques aux défis auxquels ils font face. La Ville régionale de Cap-Acadie est bien au courant de ces initiatives, qui contribuent à l’inclusion et au développement communautaire.

Étant proactif, depuis la crise de la pénurie de main-d’œuvre, la Chambre milite pour une réforme du système d’assurance-emploi afin de permettre aux travailleurs saisonniers d’occuper un emploi secondaire durant l’intersaison, sans compromettre leur emploi principal. Ces ajustements permettraient une meilleure flexibilité, un revenu accru pour les travailleurs et la stabilité des emplois saisonniers. Toutefois, une collaboration accrue avec le gouvernement fédéral demeure essentielle pour faire avancer ce dossier.

« Il est crucial d’adapter et de moderniser le système d’assurance-emploi aux réalités actuelles. En offrant aux travailleurs saisonniers la possibilité d’explorer des opportunités d’emploi complémentaires, on favorise leur épanouissement professionnel tout en soutenant les employeurs locaux dans leur quête de main-d’œuvre qualifiée, mais surtout en français », affirme le Président-directeur général de la Chambre de commerce Cap-Acadie, Anthony Azard.

Enfin, la question linguistique dépasse les simples mots. Elle repose sur des actions concrètes pour maximiser les ressources humaines locales et valoriser les travailleurs francophones. La Chambre de commerce Cap-Acadie fera de la réforme de l’assurance-emploi son cheval de bataille en 2025 comme revendication au niveau fédéral.

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À PROPOS — En activité depuis 1994, la Chambre de commerce Cap-Acadie est une chambre accréditée nationalement par le Conseil d’accréditation des chambres du Canada, répondant ainsi au plus haut standard en gouvernance et en gestion. Sa mission est de stimuler un réseau unifié de membres dynamiques et diversifiés en leur proposant les occasions de se doter d’outils nécessaires à leur succès. Composée de près de 200 membres, la Chambre de commerce Cap-Acadie favorise le développement économique et la croissance des entreprises membres de son organisation. Elle offre une programmation variée et un éventail complet de défenses des intérêts pour les membres.

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